OUTIL N°1 – LE MODELE PARENTAL ou Comment devenir un parent exemplaire en 5 étapes

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Cet article s’inscrit dans le cadre du défi “30 jours, 30 outils pour aider votre loupiot à gérer ses émotions”. Le défi commence ici !
Belle lecture

« Nous sommes les coffres à outils de nos enfants et que nous le voulions ou non, nos enfants s’approprient nos façons de réagir »  -Annaëlle Sanzey-

Alors je le sais, ce 1er outil n’est peut-être pas très excitant! Mais il me semble malgré tout important de commencer par là car c’est la réalité!

Nous ne devons pas sous-estimer combien nos enfants nous prennent comme modèle.

On demande aujourd’hui à nos loupiots de nommer et d’identifier leurs émotions pour mieux les vivre et les apprivoiser. La meilleure façon de commencer à les accompagner sur ce chemin est de faire l’exercice à notre tour.

Alors, on ne va pas se mentir, nous ne sommes pas des parents parfaits et nous ne le deviendrons pas. Mais nous pouvons quand même essayer de devenir des parents “exemplaires” pour nos enfants.

Si nous désapprouvons le comportement de nos loupiots dans certaines situations, il peut être intéressant de réfléchir à notre propre comportement afin de pouvoir modifier certaines habitudes et pouvoir avancer et progresser ensemble.

Autant que possible, il doit y avoir de la cohérence entre ce que nous disons et demandons et ce que nous faisons.

Nos loupiots sont de véritables miroirs vivants! 🙂

Je vous vois déjà faire la mou! Je vous avais prévenu, c’est pas très “exaltant” comme outil au 1er abord… mais ne me lâchez pas tout de suite, je vous ai dégoté 5 étapes à suivre pour devenir le reflet que vous souhaitez pour vos loupiots:

1. Réfléchir à ce que nous souhaitons vraiment pour eux. Arrêtons-nous un moment, laissons de côté téléphone ou autre distraction et mettons-nous au clair avec nous-même!

  • · Déterminer les valeurs essentielles que nous voulons inculquer et examiner en tout transparence si nous les appliquez nous-même (soyons honnête envers nous-même, il n’y a pas de jugements à la clé, c’est promis!)
  • Se libérer des croyances et des préjugés qui sont des automatismes communs à tous les parents et qui nous empêchent de voir notre enfant tel qu’il est réellement.
  • · Être en confiance –> Effacer ce que nous avons appris au sujet des enfants et de l’éducation et écouter son cœur et celui de son loupiot. Ne pas écouter les « on dit » et se faire confiance (parfois plus facile à dire qu’à faire, je le sais bien!)

 

2. Accepter ses émotions et ne plus considérer les émotions désagréables comme des ennemis.

  • Se donner le droit de pleurer sans avoir peur de passer pour un faible. Même Superman pleure (si si je l’ai vu!!!)
  • Se donner le droit de ressentir de la colère.

· –> lorsque vous sentez un accès de colère prendre le dessus:

  • Changez de pièce ou sortez quelques minutes, et respirez lentement et profondément
  • Dites calmement à votre enfant que vous êtes fatigué, impatient, etc. Nommez vos émotions.
  • S’il est présent, demandez à votre partenaire ou à un autre adulte de confiance de prendre le relais et d’intervenir.
  • Parlez de vos ressentis à une personne neutre.

· –> lorsque vous perdez votre sang-froid et que vous criez sur votre enfant:

  • Dites-lui dès que possible que vous le regrettez et que vous auriez dû choisir un autre moyen pour exprimer votre colère ou votre insatisfaction.
  • Expliquez-lui également que vous ferez de gros efforts pour ne plus vous emporter à l’avenir.
  • Il est recommandé de vous excuser auprès de votre enfant d’un geste ou d’une parole que vous regrettez.

 

3. Penser à la reformulation positive. “Elle simplifie grandement la parentalité” disait Isabelle FILLIOZAT et peut nous permettre d’éduquer sans crier.

  • Les interdits et les négations ne sont pas compris par un enfant de moins de 2 ans. L’inconscient ne retient pas la négation, le « ne pas », elle n’est donc pas comprise par les enfants qui la transforment en affirmation –> Ainsi, ce que nous croyons émettre comme un interdit peut être interprété comme une consigne. (Oooh la galère!!!)
  • Un enfant entre 1 et 3 ans, en pleine acquisition du langage sait dire « non » ou dire « veut pas jambon ». Il comprend donc le sens du mot négatif. Pourtant si on lui dit « n’ouvre pas le placard ! » il va certainement faire l’inverse et ce ne sera pas de la provocation.
  • Avant environ 7 ans, il est illusoire de penser qu’un enfant agira de manière réfléchie et éclairée : il peut parfaitement traverser la route sans regarder parce qu’il aura vu un chat de l’autre côté ; même s’il connaît et comprend la règle.
  • Elle fonctionne très bien à la maison avec Maïlee et aujourd’hui, chercher une phrase positive au lieu de négative est devenue un automatisme ! –> au lieu de dire “ne marche pas sur la route”, j’emploie plutôt “marche sur le trottoir pour être en sécurité”. Je peux vous dire que maintenant c’est même elle qui me rappelle à l’ordre!!!

 

4. Pratiquer la Communication Non-Violente:

  • La communication non-violente est un langage créé par Marshall B. Rosenberg dans les années 60. Les moteurs de la CNV sont la bienveillance et l’empathie. Elle est un moyen d’exprimer clairement ce que nous voulons concrètement. Cette façon de communiquer entraîne une plus grande compréhension de la part de nos loupiots et va donc faciliter la réalisation de ce qui est demandé. Elle limite les colères et frustrations.
  • Elle est conçue en 4 étapes :
  1. Observer et décrire une situation de manière objective et sans jugement.
  2. Formuler ce que l’on ressent véritablement face à une situation.
  3. On va exprimer notre besoin pour que notre enfant en ait conscience parce que bien souvent notre enfant ne sait même pas ce dont nous, adulte avons besoin.
  4. Exprimer sa demande simplement.

 

5. Se donner le droit à l’erreur, c’est:

  • être capable de faire preuve d’initiative
  • tirer des leçons de ses expériences et s’améliorer
  • apprendre à réparer et développer de nouvelles compétences
  • apprendre à s’excuser

 

–> Tout ça constitue un bel exemple pour nos loupiots, vous ne trouvez pas ??

En attendant de vous retrouver demain, mettez-moi en commentaire ce que vous retenez et si cela peut vous aider à appréhender vos émotions et celle de vos loupiots de manière un peu plus positive…

Avec gratitude,

Claire

A demain…

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