CHOISIR UNE ECOLE POUR SON ENFANT

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Soit c’est une évidence et on ne se pose même pas la question, « ce sera l’école du village ou du quartier », soit c’est source d’une véritable réflexion qui peut amener à changer de vie… Aujourd’hui, c’est mon cas…

 

Lorsque je suis tombée enceinte, je sentais à l’intérieur de moi-même que je voulais offrir plus que le système actuel et « traditionnel » proposait.

Petite, je me suis adaptée au moule proposé par la société, par mes parents, l’entourage… Et tout est OK, à l’époque on se posait beaucoup moins de questions qu’aujourd’hui.

L’ouverture sur le monde que propose Internet nous permet de découvrir et connaître d’autres possibles.

 

Je me suis très bien acclimatée à l’école. J’ai eu la chance au collège d’évoluer dans un établissement assez particulier. Nous étions 70 quand je suis arrivée au collège, et 16 en 6ème. Autant te dire qu’on était très privilégiés. Nous étions face au Mont-Blanc, dans un cadre assez merveilleux et nous avons participé à de très nombreux projets culturels et sportifs. Nous n’étions pas juste à l’école pour apprendre des formules de mathématiques ou des règles de français, mais nous étions là pour vivre avec d’autres, pour découvrir nos talents, pour grandir ensemble, pour s’amuser et vivre des expériences. Ces 4 années de collège ont été les plus belles de ma scolarité.

Au lycée, j’ai rejoint un établissement plus classique et autant te dire que je me suis fait ch*** 😉

 

J’ai très vite arrêté mes études parce que je voulais vivre, expérimenter, découvrir sur le terrain et non à travers des livres, le c*** assis sur une chaise.

Pour « réussir » sa vie, devons-nous obligatoirement faire de longues études ? devons-nous obligatoirement nous adapter au système scolaire sans broncher, sans rien dire et avec le sourire ? N’existe-t-il pas d’autres moyens de grandir et d’apprendre en vivant, en faisant, en se trompant, en partageant ?

 

En devenant maman, je me suis posée ces questions ? et la plus importante a été qu’est-ce que je veux pour elle ?

Je ne dénigre pas le système scolaire actuel même si je suis intimement persuadée qu’il mériterait une belle refonte. Beaucoup d’enfants s’adaptent à ce système et en sont très heureux, et c’est tant mieux ! Mais si on ne rentre pas dans le moule, on est montré du doigt, exclut… et après que se passe-t-il ? échec scolaire, perte de confiance en soi, difficultés relationnelles…

Pourquoi devrais-je rentrer dans un carré si je suis rond ?

Mon sentiment est que l’école d’aujourd’hui est limitée et dans beaucoup d’endroit, elle est restée encore dans l’ancien système éducatif où c’est l’adulte qui sait et l’enfant se tait, écoute et fait ce qu’on lui demande, où c’est à l’enfant de s’adapter même s’il n’est pas respecté dans son rythme et son unicité.

 

 

  • Qu’est-ce que je veux pour ma fille ?

Devenir parent, c’est un vrai projet de vie, c’est une véritable transformation, et je pense qu’il est important de se poser la question de ce que nous souhaitons vraiment pour nos enfants, pour nous en tant que parents et pour notre famille.  J’ai commencé par chercher des infos sur internet, par discuter avec des personnes qui se posaient les mêmes questions.

Et j’ai commencé à écrire et à créer ce site. Au travers de mes recherches, des rencontres, j’ai compris que le système scolaire proposé ne me convenait pas et qu’il fallait que je trouve une alternative pour Maïlee.

Ce que je veux pour elle, c’est un lieu où elle serait libre de s’exprimer et de dire ce qu’elle a en elle, un lieu où elle pourrait découvrir et exploiter ses talents, un lieu où elle aurait la possibilité de se tromper, d’expérimenter et d’apprendre en s’amusant, un lieu où la confiance en soi serait à la base de son apprentissage.

L’erreur est sanctionnée, mal vue, soulignée alors qu’elle fait partie intégrante de l’apprentissage.

« Qui ne se plante pas, ne pousse jamais »

Je souhaite un lieu où elle ait la possibilité et l’espace de dire « NON ».

 

 

  • Le système éducatif finlandais

« Les enfants finlandais ne sont peut-être pas plus intelligents, mais le système éducatif semble l’être »

Le système éducatif finlandais est construit sur « le bon sens ». C’est-à-dire qu’il pousse les enfants à se découvrir, à faire des choix pour eux et par eux-mêmes pour se préparer à s’insérer dans une société qui évolue très rapidement.

Concrètement, le système éducatif finlandais est fondé sur la confiance mutuelle (adultes-enfants) et non sur une la volonté à tout prix d’acquérir le plus de connaissances possibles. Les enfants se sentent reconnus, respectés et sécurisés, et les adultes se sentent valorisés dans leur mission.

Les écoles sont vues comme des communautés où tout le monde apprend réciproquement, aussi bien les adultes que les enfants. C’est un lieu d’enrichissement et d’épanouissement pour chacun.

 

Bon nombre de nouvelles écoles se sont basées sur cette envie et cet élan de proposer autre chose à nos enfants ; de proposer une école de la Vie.

 

 

  • Les écoles alternatives

Il existe des alternatives et des choix.

De plus en plus d’écoles sortent de terre pour proposer d’autres façons d’apprendre, de grandir à nos enfants et c’est extraordinaire parce que ça nous laisse le choix !

 

Les différentes pédagogies parmi les plus répandues :

    • Montessori

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir »

Maria Montessori est une psychiatre et anthropologue italienne qui a vécu au début du XXe siècle. Son travail auprès d’enfants d’une clinique psychiatrique la mener à réfléchir et expérimenter une autre façon d’accompagner les enfants dans leur apprentissage.

Elle est partie du constat que l’enfant a la capacité d’apprendre seul. Pour cela, elle préconise un environnement et des outils éducatifs qui encouragent et développent ce potentiel d’apprentissage dans toutes ses dimensions : physique, intellectuelle, émotionnelle, sensorielle, sociale…

Pour Maria Montessori, « “La qualité fondamentale pour le parent ou l’éducateur est de savoir observer.”

L’approche de Maria Montessori est basée sur la pédagogie positive : pour elle, l’enfant sera d’autant plus compétent qu’il apprendra et se développera dans un environnement bienveillant qui conforte son estime de soi.

Aujourd’hui de nombreuses écoles basées sur cette pédagogie se sont créées un peu partout en France.

 

    • Steiner

« En réalité, il ne s’agit pas de recevoir de l’école une formation achevée, mais de s’y préparer à la recevoir de la vie. »

Rudolf Steiner est un intellectuel et philosophe autrichien. Il a crée la pensée spirituelle « anthroposophie » que laquelle il va basé ses principes éducatifs. Il considère que l’enfant est un être en perpétuel mouvement de croissance et d’éveil.

Ce mouvement naturel est découpé en trois phases de 7 ans (des septaines) : jusqu’à 7 ans, de 7 à 14 ans et de 15 à 18 ans. L’adulte préconise, dans chaque phase, un cadre rassurant pour encourager la curiosité et l’ouverture au monde. L’enfant s’épanouit, expérimente et apprend à son propre rythme à l’intérieur de ce cadre mais aussi au rythme des saisons.

Dans la pédagogie Steiner-Waldorf, c’est donc le rythme qui fait office d’autorité naturelle : dans chaque cycle, les activités dirigées et les activités de jeux libres s’alternent. Cette alternance donne des repères aux enfants, il structure leur développement.

 

 

    • Freinet

“C’est l’enfant lui-même qui doit s’éduquer, s’élever avec le concours des adultes. Nous déplaçons l’acte éducatif : le centre de l’école n’est plus le maître mais l’enfant.” “L’enfant qui participe à une activité qui le passionne se discipline automatiquement.”

Célestin et Elise Freinet, instituteurs et pédagogues français du début du XXe siècle sont les chantres de l’expression libre de l’enfant. Dans la pensée de la pédagogie Freinet, l’enfant est un être créatif qui a besoin d’un cadre pour épanouir ses compétences naturelles.

Les enfants sont acteurs de leur apprentissage. Ils cherchent, invente, apprennent, expérimentent par eux-mêmes.

L’enfant a besoin de l’adulte que comme un facilitateur de son développement et non pas, comme dans l’école traditionnelle, d’une autorité.

Ce principe repose sur l’idée de coopération entre élèves et maître, et inter-élèves. Les principes démocratiques et les valeurs de non-violence sont essentiels pour créer des conditions propices à l’apprentissage.

 

 

    • Démocratique de type Sudbury

« On a tous cette impression que si on ne nous dit pas ce qu’il faut faire et apprendre et comment l’apprendre, alors on n’apprendra rien. Mais on apprend partout et tout le temps. On apprend plus qu’on ne le pense. »

Le modèle Sudbury tire ses origines de la Sudbury Valley School, fondée en 1968 à Framingham, près de Sudbury, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Le modèle repose sur une idée simple : la nature a doté les enfants d’une motivation et d’une curiosité innées, ainsi que des outils nécessaires pour devenir des adultes efficients.

Ce type d’école permet aux enfants, quelque soit leur âge, d’avoir la liberté de décider de leurs apprentissages et d’y consacrer le temps qu’ils souhaitent. Il n’y a pas de programmes ou de cours imposés ni d’emplois du temps à suivre, les membres de cette école portent la totale responsabilité de leur propre éducation. Il n’y a pas de classes d’âge, ce lieu de vie permet aux enfants d’apprendre de tous, à tout âge. Le fonctionnement de l’école repose sur un système démocratique dans lequel chaque membre (enfant ou adulte) peut faire entendre sa voix.

La voix de l’enfant a autant de valeur que celle de l’adulte, et par là, il contribue aux décisions prises dans l’école.

 

 

C’est ce type d’école que nous avons choisi pour notre fille. Elle l’intégrera en septembre, elle aura presque 6 ans.

L’école que nous avons trouvée nous a totalement séduit. Cela engendre un déménagement à 500kms de chez moi, une toute nouvelle vie… mais ça en vaut la peine ! J’ai fait de l’épanouissement de ma fille une priorité, et j’en suis très heureuse !

Quel monde je souhaite pour demain ? de la paix, de l’amour, de la joie. Et cela passe par des humains épanouis, audacieux, bienveillants. Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain. A notre niveau, nous faisons notre part de colibri !

 

 

Si toi aussi tu cherches L’école pour ton enfant, voilà la carte des différentes écoles alternatives qui existent sur le territoire Français. C’est par là que j’ai commencé ma recherche (clique sur la carte pour accéder à la recherche)

 

Avec gratitude,

Claire

 

A très vite…

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1 réponse

  1. 30 mai 2022

    […] faudrait d’ailleurs l’enseigner à l’école… (Mais ça c’est un autre […]

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