LE BURN-OUT PARENTAL, tous confrontés…

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Vous êtes-vous déjà senti épuisé par la parentalité ? Vous semblez ne pas avoir « le pouvoir » de produire l’effet que vous souhaitez avoir sur vos enfants ? Avez-vous déjà eu envie de jeter l’éponge, de sortir par la porte et de ne pas regarder en arrière ?

 

La plupart des parents éprouvent une ou plusieurs de ces choses à un moment donné (ou beaucoup d’autres) dans leur parcours parental. Mais si vous les rencontrez tous pendant une période prolongée, vous pourriez souffrir d’épuisement professionnel des parents, autrement dit de burn-out parental.

 

Une étude, publiée dans la revue Frontiers in Psychology, indique qu’entre 2% et 12% des parents souffrent probablement d’épuisement parental. Crying face

Les pères sont autant concernés que les mères.

burn-out parental

 

 

Qu’est-ce que le burn-out parental ?

Le burn-out parental ou épuisement parental est l’épuisement de la force ou de la motivation physique ou émotionnelle, à la suite d’un stress ou d’une frustration prolongée, dans le cadre de son rôle de parent.

 

Le burn-out parental est un phénomène dont on parle peu mais qui est pourtant de plus en plus présent.

Le rêve de devenir parent peut parfois se transformer en cauchemar et la dépression prend le dessus. Que les enfants soient âgés de 3, 8 ou 14 ans, tous les parents y sont confrontés « même » ceux qui sont engagés et investis dans une parentalité positive et bienveillante et qui lisent des livres sur le sujet. On a beau savoir que ça existe ou connaître les signes, quand on y est confronté, il est difficile de prendre de la hauteur et du recul.

 

Aujourd’hui, de plus en plus de parents craquent car ils se sentent débordés, ils sentent une pression sur leurs épaules et ne comprennent pas pourquoi l’amour qu’ils portent à leurs enfants ne semble pas suffire à éviter les comportements difficiles. Broken heart

Bien évidemment, l’amour n’est absolument pas remis en cause. On a beau aimé son enfant inconditionnellement, quand on n’en peut plus, on n’en peut plus ! Il devient vital de se sortir de ce cauchemar…

 

 

Les signes du burn-out parental :

  1. Vous êtes tout le temps fatigué  Sick smile
  2. Vous vous trouvez plus irritable que d’habitude ou vous avez une intolérance inférieure à la frustration
  3. Vous ne vous souvenez pas de la dernière fois où vous avez fait quelque chose sans rapport avec les enfants burn-out parental
  4. Tout est un peu flou. Vous ne savez plus trop ce que vous avez fait il y a quelques jours
  5. Parfois vous souhaitez être sans enfants pour retrouver un peu de temps pour vous
  6. Vous culpabilisez d’avoir ces sentiments
  7. Vous pensez que votre enfant fait exprès de vous agacer Rolling on the floor laughing
  8. Vous ne savez plus comment avoir des conversations sur des sujets qui ne sont pas liés aux enfants. Vous vous isolez
  9. Vous avez un peu oublié qui vous êtes et ce que vous aimiez faire lorsque vous aviez du temps libre
  10. Vous vous sentez obligé de dire que vous êtes heureux 100% du temps
  11. Quand vous avez un moment pour vous-même, vous ne savez pas quoi faire et vous restez assis sans rien faire
  12. Vous soupirez beaucoup sans trop savoir pourquoi Annoyed
  13. Vous vous détachez des émotions de vos enfants
  14. Vous avez du mal à dormir ou vous avez tout le temps envie de dormir
  15. Votre libido est en chute libre

 

 

 

Que disent les neuro-sciences ?

« Moïra Mikolajczak, chercheuse à UCLouvain et ses coauteurs James J. Gross de l’Université de Stanford et Isabelle Roskam de UCLouvain se sont intéressés à la question par le biais de leurs rencontres cliniques avec des parents qui, par épuisement, étaient devenus le contraire de ce qu’ils essayaient d’être. Bien que des recherches antérieures aient exploré les causes de l’épuisement professionnel des parents, on en savait relativement peu sur ses conséquences. Les chercheurs ont décidé d’examiner directement les résultats associés à l’épuisement professionnel des parents dans deux études qui ont suivi les parents au fil du temps.

Dans la première étude, Mikolajczak et ses collègues ont recruté des parents par le biais de réseaux sociaux, d’écoles, de pédiatres et d’autres sources pour participer à des recherches sur « le bien-être et l’épuisement des parents ». Les parents, principalement des adultes belges francophones, ont répondu à trois séries d’enquêtes en ligne espacées d’environ 5,5 mois.

 

Les sondages comprenaient une rubrique de 22 points de l’épuisement parental qui a mesuré l’épuisement émotionnel, l’éloignement émotionnel et le sentiment d’inefficacité des parents; une rubrique en six points qui a évalué leurs pensées quant à l’évasion de leur famille; une rubrique en 17 points qui a évalué à quel point ils négligeaient les besoins physiques, éducatifs et affectifs de leurs enfants; et une rubrique en 15 points qui a mesuré leur tendance à se livrer à la violence verbale, physique ou psychologique.

 

Étant donné que bon nombre des questions posées portaient sur des sujets sensibles, les chercheurs ont également mesuré la tendance des participants à choisir les réponses les plus socialement souhaitables face à des questions approfondies.

 

Au total, 2 068 parents ont participé à la première enquête et 557 participaient encore à la troisième.

Les données des participants ont révélé une forte association entre l’épuisement professionnel et les trois variables — l’envie d’évasion, la négligence parentale et la violence parentale — à chacun des trois moments.

 

L’épuisement parental au cours des première et deuxième enquête était associé à une négligence parentale ultérieure, à la violence parentale et à une envie d’évasion. Les chercheurs ont découvert que l’épuisement parental et la négligence parentale avaient une relation circulaire : l’épuisement professionnel des parents entraînait une augmentation de la négligence parentale, ce qui entraînait une augmentation de l’épuisement professionnel, etc. La violence parentale semble être une conséquence évidente de l’épuisement professionnel.

 

Il est important de noter que toutes ces tendances ont persisté même lorsque les chercheurs ont pris en compte la tendance des participants à une réponse socialement souhaitable.

Une deuxième étude en ligne menée au Royaume-Uni auprès de parents principalement anglophones a donné des résultats similaires.

 

Ensemble, les données suggèrent que l’épuisement professionnel des parents est probablement la cause des envies d’évasion, de la négligence parentale et de la violence parentale.

 

“Nous avons été un peu surpris par l’ironie des résultats”, a déclaré Mikolajczak. “Si vous voulez trop faire la bonne chose, vous pouvez finir par faire la mauvaise chose. Trop de pression sur les parents peut les conduire à l’épuisement, ce qui peut avoir des conséquences dommageables pour le parent et les enfants.”

 

Des études supplémentaires sont nécessaires pour confirmer et étendre ces résultats avec des échantillons et des mesures plus larges. Néanmoins, la structure robuste des résultats suggère qu’il existe d’importants enseignements à tirer de ces résultats, indiquent les chercheurs. »

 

Tiré de Sciencedaily.com du 28 août 2019 –

 

 

Pistes pour éviter le burn-out parental :

  • Prenez du temps pour vous le plus souvent possible tout en sachant votre enfant en sécurité.

Plus facile à dire qu’à faire, je le sais. Mais c’est aussi nécessaire à 100%. N’attendez pas d’être à bout et sans énergie. Vos enfants ont besoin de vous pour prendre soin d’eux, alors prenez d’abord soin de vous au quotidien pour être vraiment disponible quand ils en ont besoin.

 

  • Abandonnez l’idée du parent parfait et demandez de l’aide quand vous en avez besoin.

” être un parent parfait est impossible et tenter de l’être peut mener à l’épuisement. Notre recherche suggère que tout ce qui permet aux parents de recharger leurs batteries et d’éviter l’épuisement est bon pour les enfants.” Moïra Mikolajczak

burn-out parental

 

  • Réduire les exigences que vous vous imposez et lâchez prise. C’est vous qui voyez jusqu’où c’est supportable pour vous de ne pas passer l’aspirateur par exemple mais plutôt de prendre un bain ! Smile

 

  • Maintenez une identité en dehors de la maternité. Nous ne sommes pas que des parents !

Même si vous restez à la maison, assurez-vous d’avoir un passe-temps, de faire du bénévolat ou de vous impliquer dans quelque chose qui n’a rien à voir avec vos enfants. Cela peut ne pas sembler si important quand vos enfants sont petits, mais vous serez reconnaissant de l’avoir plus tard.

 

  • Lire des blogs sur la parentalité afin de se rendre compte que l’on n’est pas seul à traverser ces périodes difficiles. Souvent, les gens ne sont pas toujours aussi francs dans la vie réelle que par écrit… le fait de lire des sentiments difficiles exprimés par quelqu’un peut être incroyablement thérapeutique.

 

Peut-être avez-vous déjà ressenti ces difficultés, peut-être que vous êtes passé par une période de burn-out parental… Si tel est le cas et si vous le souhaitez, n’hésitez pas à témoigner, cela pourrait aider d’autres parents en détresse…

 

S’il y a une chose que je souhaiterais faire passer aujourd’hui, c’est CHOISISSEZ-VOUS !!! Red heartRed rose

Non seulement vous gagnerez en estime de soi, en énergie et vos relations seront plus saines et authentiques, mais en plus vous inspirerez vos enfants à en faire de même.

Et NON, ce n’est pas de l’égoïsme, bien au contraire ! C’est un service que vous rendrez à vos enfants.

Je vous souhaite d’être des parents parfaitement imparfaits, mais heureux et épanouis.

parents heureux

 

Avec gratitude,

 

Claire

 

A très vite…

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1 réponse

  1. Noémie dit :

    Bonjour Claire,
    Ton sujet me parle particulièrement, déjà parce que je l’ai vécue personnellement, il y a 3 ans, dans l’année qui a suivie la naissance de mon 3e enfant, mais surtout, ça me parle parce que je vois chaque jour ma belle-sœur sombrer un peu plus dans le burn out maternel. Et que je me dis que c’est urgent de lui venir en aide… Je vais donc lui proposer de prendre du temps pour elle, (elle a 5 enfants !), pourquoi pas, partir en we avec son mari ? Et voir si elle peut demander de l’aide… et puis l’aider à lâcher prise sur toutes les tâches qui nous incombent et qui nous donnent une charge mentale de ouf ! Bref, merci pour tes rappels 🙂 Au plaisir de te lire à nouveau

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