Maman, c’est quoi une émotion?

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Pour débuter cette aventure ensemble, nous allons rentrer au cœur des émotions de l’enfant. C’est un gros thème qui nous pose souvent problème car cela nous ramène à nos propres émotions d’adultes.

Si à l’époque de nos parents, de nos grands-parents, il était plutôt déconseillé d’exprimer ses émotions, aujourd’hui les choses ont changé. Il est vivement recommandé de les extérioriser, de les nommer et de les apprivoiser pour mieux se connaître. C’est primordial pour notre équilibre personnel, pour notre santé et pour la qualité de nos relations.

Déjà, qu’est-ce qu’une émotion ?

Si on en croit la définition du Larousse, c’est un état affectif intense, caractérisé par des troubles divers (pâleur, rougeur, tremblement, agitation, accélération du pouls, etc.)

C’est une réaction physiologique et spontanée face à une situation. Elle est d’abord ressentie à l’intérieur et entraîne une réaction extérieure.

Une émotion dure quelques minutes au plus. 90 secondes max si elle n’est pas réprimée.

L’émotion est utile et involontaire. L’enfant ne peut pas décider de ne pas ressentir telle ou telle émotion.

Pour les enfants jusqu’à 7 ans (environ) elle est incontrôlable et est le signal qu’un besoin n’est pas assouvit.

La partie du cerveau qui contrôle les impulsions ne commence à mûrir qu’entre 5 et 7 ans. En dessous de cet âge-là, c’est le cerveau archaïque et émotionnel qui domine et l’enfant se contrôle difficilement.

Les émotions primaires sont les premières que vivent les enfants.

  • Les six principales apparaissent au cours de la première année de vie : joie, tristesse, dégoût, peur, colère et surprise.

Pendant sa première année, il commence à percevoir les émotions de son entourage même s’il ne les comprend pas encore. « Dès la naissance, le bébé est sensible aux émotions de ses parents » c’est une véritable « éponge ».

Vers 1 an, il peut adapter son comportement à l’émotion qu’il observe chez ses parents. Si vous êtes triste et inquiet de le laisser à la crèche par exemple, votre enfant pourrait se mettre à pleurer non pas parce qu’il n’aime pas y aller, mais parce qu’il ressent votre émotion.

C’est quelque chose que j’ai vu très souvent pendant mes années en crèche. Lorsque l’adaptation pour l’enfant était difficile, 9 fois /10 ceci s’expliquait par le fait que l’un des deux parents vivait mal la situation car il n’était pas prêt à le laisser !

  • Les émotions secondaires, apparaissent entre 15 et 24 mois au moment où l’enfant prend conscience qu’il est différent des autres et qu’il est une personne à part entière. Il s’agit de la gêne et la jalousie.
  • Au cours de sa troisième année, il expérimente des émotions secondaires qui nécessitent la compréhension de règles, de normes et d’objectifs à atteindre. C’est le cas de la culpabilité, de l’embarras et de la fierté.

C’est le développement de la compétence émotionnelle dans son ensemble qui permettra petit à petit à l’enfant de mieux gérer ses émotions.

Des études scientifiques prouvent qu’un enfant compétent sur le plan émotionnel aura plus de chance de réussir au niveau scolaire mais aussi au niveau relationnel avec les autres. En effet cela lui permettra d’établir des relations positives et saines grâce au fait qu’il sait reconnaître les émotions des autres. Il aura plus d’empathie et sera mieux capable de résoudre des conflits.

Lorsque les parents parviennent à répondre à son enfant enclin à une vive émotion avec empathie, celui-ci apprend alors que les émotions ne sont pas toujours positives. Mais le fait que quelqu’un l’écoute et le comprenne lui permet de se sentir mieux, en sécurité et il devient plus facile de coopérer. C’est le début de la résilience (un véritable trésor pour son avenir…)

« Chaque fois que l’adulte comprend l’enfant, le rassure, le sécurise, le console, le câline en adoptant une attitude douce, chaleureuse, en prodiguant des gestes tendres, en parlant d’une voix calme, apaisante et avec un regard compréhensif, il aide le cerveau à maturer.

L’enfant parviendra alors plus rapidement à gérer les émotions envahissantes et les impulsions de son cerveau émotionnel et archaïque ».

– Catherine Gueguen –

Et concrètement, c’est quoi notre rôle d’adulte face à tout ça ???

  • Être disponible (dans le temps mais surtout émotionnellement !)
  • Être proche de son loupiot, se mettre à sa hauteur, le prendre sur ses genoux. Le sens du toucher est très important (un geste tendre, un câlin, un bisou peut venir à bout d’une émotion vive et désagréable.)
  • Écouter l’émotion de son loupiot sans jugement, sans apriori. Si notre enfant n’a pas la possibilité d’exprimer ce qu’il ressent, il y aura un effet soupape ! Elle ressurgira plus tard avec plus d’intensité. Beaucoup d’adultes portent en eux des émotions fortes, refoulées qui se transforment en maladie, en agressivité, en dépression. La soupape explose ! D’où l’extrême importance d’accompagner son enfant dans la gestion et la connaissance de ses émotions.
  • Distinguer l’acceptation de l’émotion de celle du comportement. Ce n’est pas parce que l’on accepte l’émotion de son loupiot que l’on va accepter la violence –> « Tu es en colère parce que ton frère ne veut pas jouer avec toi et je le comprends, par contre il est interdit de le taper. Il existe d’autres moyens pour exprimer cette colère. »
  • Nommer l’émotion que l’on ressent et aider son enfant à nommer sa propre émotion. Pour un plus petit qui ne s’exprime pas encore avec des mots, afin de nommer l’émotion, lui offrir un panel de vocabulaire de plusieurs émotions en disant : « peut-être es-tu en colère ou inquiet, ou alors as-tu mal quelque part ? …. » Cela lui donnera le sentiment d’être compris et entendu, et le familiarisera avec le vocabulaire des émotions.
  • Proposer des outils qui aident nos loupiots à identifier et à gérer ses émotions (la roue des émotions, la météo des émotions, la méditation, la respiration…)

La gestion des émotions est un sujet tellement vaste et primordial que j’y reviendrais sans doute de temps en temps à travers d’autres articles un peu plus ciblés (notamment sur les caprices !)

En attendant, je me suis lancée un « joli » défi pour approfondir un peu plus cette gestion des émotions et pour vous apporter un maximum de valeurs

A compter d’aujourd’hui, pendant 30 jours et tous les jours, je vais vous proposer un outil, une astuce pour aider votre loupiot à apprivoiser ses émotions.

J’en ai expérimenté plusieurs à la maison avec Maïlee (27 mois) et je vais sans doute en tester d’autres. En ce moment on est plein dedans… on essaie de gérer les frustrations et les colères qui certains jours sont fréquentes !!!!

C’est le lot de beaucoup de parents et c’est un passage obligé.

Alors on reste positif et on apprend…

Je vous donne RV demain pour la 1ère astuce… Hâte de vous retrouver et de lire vos retours.

Belle journée à vous

Avec gratitude,

Claire 

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