MATERNAGE PROXIMAL, c’est-à-dire ?

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Le maternage proximal, qu’est-ce que c’est?

La définition officielle : Le maternage est un mouvement qui vise à satisfaire tous les besoins du bébé, dans une relation fusionnelle avec la mère. L’enfant est compris, respecté ; il ne pleure pas. Ce maternage proximal obéit à certains principes et il est suivi à des degrés divers par les mères.

Le sujet fait débat !

Je ne cherche pas à vous convaincre ou à vous faire prendre position mais juste à vous informer pour que vous sachiez que ça existe. Quels en sont les bienfaits ? les risques ?

Le maternage proximal regroupe le Co-dodo, le portage en écharpe, l’allaitement exclusif et prolongé.

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Ces mamans (et papas) ont fait un choix de vie et d’éducation, tant au niveau de leur grossesse, de l’arrivée de leur enfant et de la façon de l’éduquer.

L’objectif est d’être complétement dévoué à son enfant et à l’écoute de ses besoins afin de créer un lien mère-enfant très fort (fusionnel) qui sert de support affectif indestructible et qui forge véritable la sécurité intérieure.

C’est donc une véritable philosophie de vie concernant l’éducation.

Certains parents qui ont choisi le maternage proximal vont même plus loin (sans connotation péjorative !). Ils pratiquent la DME (la diversification alimentaire menée par l’enfant), la motricité libre, l’HNI (hygiène naturelle infantile) …

C’est à chacun de voir dans quoi il se retrouve et ce qu’il souhaite pour son loupiot.

 

Le Maternage proximal et l’autonomie vont-ils de pair ?

La pédagogie Montessori prône l’autonomie de l’enfant : « aide-moi à faire seul »

N’est-ce pas incompatible alors avec le maternage proximal qui lui, prône la relation fusionnelle, le corps à corps ?

La société d’aujourd’hui (et encore plus d’hier !) nous donne une mauvaise vision de ce qu’est l’autonomie chez le tout petit.

On lui demande se d’endormir seul dès ses 1ers jours de vie, de faire ses nuits le plus vite possible et sans pleurer. On lui demande de se calmer tout seul quand il pleure (sinon on risque d’en faire un capricieux ou un « enfant roi ») et de s’adapter le plus vite possible à la crèche ou chez la nounou…

On lui en demande beaucoup mais ce n’est pas cela l’autonomie !

La partie du cerveau qui régule les émotions, les peurs, les angoisses est totalement immature à la naissance. Autrement dit, demander à un bébé de se rassurer tout seul est contre-nature ! Smile

Il a donc besoin de sa figure d’attachement pour l’aider à gérer toutes ses émotions. C’est la proximité corporelle et physique avec son parent qui permet au bébé de poursuivre la maturation de son cerveau.

La vraie autonomie est constructive et se base sur un sentiment de sécurité et un élan intérieur.

Lorsque notre loupiot ressent le besoin d’explorer le monde, de s’ouvrir sur l’extérieur avec confiance, il exprime alors un sentiment de sécurité. Il se sent suffisamment en confiance pour agir.

Cette sécurité dépend essentiellement de la qualité de la relation avec sa figure d’attachement (en général, maman ou papa)

« Pour se détacher sainement de ses parents, il faut déjà avoir eu la possibilité de s’attacher aussi longtemps que l’on en a besoin »

 

Laissez-moi vous raconter une histoire…

Il y a quelques année une maman a découvert avec beaucoup de surprise sa grossesse. A partir de ce jour-là, elle a décidé de se consacrer à 100% à ce petit être. Elle allait de découverte en découverte… des nouvelles sensations, des nouvelles émotions, mais aussi des nouvelles pensées !

Elle qui avait toujours dit que jamais elle n’allaiterait (elle n’était pas à l’aise avec l’idée de donner le sein avant de tomber enceinte et avait l’image de la vache laitière quand elle y pensait !  Winking smile), tout naturellement, elle a décidé qu’elle nourrirait son enfant.

Elle a commencé à écrire un journal de grossesse en notant tout, absolument tout ! Elle a rêvé et pensé son bébé chaque seconde jusqu’à la naissance de sa petite fille, la plus belle des rencontres !  Red heart

Jusque-là, elle s’était posée beaucoup de questions mais elle était loin d’imaginer ce qui allait lui arriver au niveau affectif et émotionnel.

Bien sûr à la maternité, elle a été chouchoutée : pas de repas à préparer, de ménage à faire, juste s’occuper de sa petite merveille.

Et puis est venu le retour à la maison… Elle n’avait jamais pensé à cette 1ère nuit à la maison… son chéri ne souhaitait pas partager le lit avec le bébé car il voulait que sa petite fille « prenne l’habitude » de dormir seule, et puis il avait peur de l’écraser…

La petite fille a donc dormi dans son lit et dans sa chambre, et elle a plutôt bien dormi, contrairement à sa maman qui elle, a passé la nuit à essayer d’essuyer ses propres larmes !  Crying face

Cette nuit-là, cette maman a décidé de suivre son instinct…

Après avoir expliqué ses ressentis à son chéri et en avoir réfléchi avec lui, ils ont décidé que mère et fille dormiraient ensemble dans la chambre de cette dernière. Ils ont donc aménagé la chambre en fonction…

Les nuits suivantes ont été plutôt apaisées pour l’une comme pour l’autre et la merveilleuse petite fille a fait sa 1ère nuit toute seule dans sa chambre à l’âge de 5 mois 1/2 (elle faisait ses nuits complètes depuis 1 mois !).

Cette maman a voulu attendre de sentir que sa fille et elle étaient prêtes à dormir l’une sans l’autre… pour certaines, cela met moins de temps et pour d’autres, cela peut durer bien plus longtemps, mais si c’est un choix, une réflexion et si cela est assumé, pas de problème !!!  Smile

Après avoir passé 9 mois au chaud dans le ventre de sa maman, est-il si facile pour un bébé de se détacher de sa maman et de passer ses nuits tout seul ?

Je continue mon histoire…

Cette maman a donc décidé d’allaiter mais malheureusement cela ne s’est pas très bien passé. Sa petite fille a dû être complétée dès la naissance et au bout de 5 semaines, elle a abandonné ses instants de complicité qui s’avéraient être trop compliqués. Aujourd’hui quand elle y repense, elle se dit qu’elle aurait dû se faire plus confiance et qu’elle aurait dû persévérer malgré les discours autour d’elles…

Cela reste un regret pour elle mais elle a trouvé comment garder cette très forte complicité avec sa fille. Grâce au portage et aux massages !

Elle a suivi « des cours » de massages pour nourrissons (juste magique !) et lors de ces séances, elle a découvert le portage en écharpe… elle a donc décidé de faire comme les singes !!!  Smile

Porter son enfant toute la journée la rassurait elle, mais cela a également forgé la sécurité affective de sa fille, et ça, elle en ait persuadée !

Pourtant combien de fois on lui a dit « tu vas en faire une capricieuse, une sauvage. Elle ne voudra jamais se détacher de toi… »

Elle avait pris le parti de ne pas écouter toutes ces réflexions et elle a eu raison, car aujourd’hui sa fille est très sociable et se détache volontiers de sa maman.

C’est en fouinant sur internet, qu’elle a découvert que sans le savoir, elle avait pratiqué le maternage proximal !

Cette histoire est la mienne… Be right back

Le message que je souhaite faire passer ici, c’est de vous faire confiance ! Suivez votre instinct et écoutez ce que votre bébé vous dit à travers votre cœur…

Bien sûr, ce n’est pas parce que l’on ne pratique pas le maternage proximal que son enfant ne va pas apprendre à gérer ses émotions ou qu’il va être angoissé.

Mais une chose est sûre, si on écoute son enfant (dans l’expression de ses besoins) et si on l’accompagne, on ne peut pas se tromper !

« Quand il a besoin de nous, donnons-lui la chance de le dire. Quand il n’a pas besoin de nous, donnons-lui la place d’avancer seul ! »

maternage proximal

N’hésitez pas à me faire part de votre ressenti ( en toute simplicité et sans crainte d’être jugé) par rapport à ce sujet qui fait souvent débat. Winking smile

Avec gratitude,

Claire

A très vite…

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