OUTIL N°18 – CRIER, PLEURER…

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Bienvenue à nouveau sur Objectif Bienveillance ! Comme ce n'est pas la 1ère fois que vous venez ici, vous voudrez sans doute lire mon guide qui vous explique comment aider votre enfant à faire grandir sa confiance en lui et qui vous donne 2 supers outils pour l'aider dans cette voie : cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂

Cet article s’inscrit dans le cadre du défi “30 jours, 30 outils pour aider votre loupiot à gérer ses émotions”. Le défi commence ici !
Belle lecture

Ah les pleurs ! c’est souvent un sujet qui fait polémique. Doit-on laisser un bébé, un enfant pleurer ?

Je crois que la 1ère chose à faire est de se fier à son instinct et de ne pas tenir compte des idées reçues du type : « il faut le laisser pleurer, il développe ses poumons », ou encore : « il fait la comédie pour rester dans tes bras », « c’est un caprice » …

Personne ne connaît mieux votre loupiot que vous !

Un enfant ne pleure jamais pour rien. La clé de son épanouissement (présent et futur) est justement de savoir accueillir ce « message » (que sont les pleurs) avec bienveillance. Et ce n’est pas toujours chose aisée ! 🙂

Un tout-petit ne pleure pas pour manipuler. Son cerveau n’est pas mature pour cela. Lui laisser le droit de pleurer et le consoler, l’accompagner l’aidera à devenir plus calme et rassuré. Cela lui donnera un sentiment de sécurité et d’affection.

bébé pleure

« Le bébé ressent du stress lorsqu’il pleure sans être entendu. Ce stress cumulé retarde la maturation de son cerveau et ne nourrit pas son sentiment de sécurité. Il est donc essentiel d’être présent auprès de lui. » – Catherine GUEGUEN –

La gestion des émotions commence donc par là !

Les pleurs sont le 1er moyen de communication, et pourtant ils sont souvent perçus comme « négatifs », « dérangeants » car ils résonnent en fonction de ce que chacun a vécu durant son enfance.

Aletha Solter (psychologue suisse-américaine) écrit que « la plupart d’entre nous n’ont pas pu pleurer librement pour se soulager quand ils étaient enfants. Peu renseignés mais de bonne volonté, nos parents tentaient alors une diversion, nous grondaient nous punissaient, nous isolaient ou bien nous ignoraient. (…) Ce phénomène était encore plus présent pour les garçons que l’on voulait fort et téméraire. »

On rentre donc dans un cercle vicieux. Si dans notre enfance, nous n’avons pas pu exprimer nos émotions librement ou si elles n’ont pas été entendues, il nous sera certainement difficile à l’âge adulte d’entendre les pleurs de nos loupiots et de les supporter.

« Quand on a pu pleurer, hurler et être entendu dans ses blessures, on se sent plein, on se sent soi, on se sent réparé et intégré. » – Isabelle Filliozat –

Nos colères non exprimées s’impriment dans notre mémoire pendant de très longues années.

Beaucoup de colères refoulées restent en haut du corps : poitrine, gorge, mâchoire.

Un des meilleurs moyens pour évacuer et libérer ces émotions intérieures, est justement d’utiliser sa voix, qui elle aussi, mobilise tout le haut du corps.

Pour cela il existe donc plusieurs façons de l’exploiter pour aider nos loupiots à mieux gérer leurs émotions.

La 1ère est donc de leur donner le droit de pleurer

Rendons au pleur sa vraie valeur : l’expression d’une émotion intense.

le droit de pleurer

Les pleurs expriment un besoin d’exister, de se soulager, de libérer ce que l’on a en nous. Et c’est d’autant plus vrai et important chez les enfants. Alors pourquoi vouloir à tout prix sécher leurs larmes ?

Laissons-les pleurer jusqu’à ce que ce soit eux qui sèchent leurs propres larmes et se calment seuls. Ce n’est pas pour ça qu’il faut les laisser seuls, au contraire ! Il est primordial d’être présent. Qu’ils sachent que nous sommes là pour eux, pour les écouter, les accompagner dans cette tempête émotionnelle.

 

La 2ème serait de leur permettre de crier !

crier

Vous pouvez « encadrer » ces moments de cris :

– Le jeu du qui crie le plus fort dans la nature. Avec les plus grands (dès 3 ans) c’est super efficace lorsque vous sentez que votre loupiot a des émotions à évacuer. Chacun votre tour, vous criez le plus fort possible, pour que les personnes qui habitent dans le village d’à côté vous entendent !

– Votre loupiot crie le plus longtemps possible (il sort tout ce qu’il a en lui) et vous imaginer son cri faire un beau voyage.

Que va-t-il découvrir ? des nouveaux pays, des dromadaires et des chimpanzés, il va aller chatouiller les pieds des enfants qui font dodo de l’autre côté de la Terre… En général, les enfants ont une imagination débordante ! 😉

– Vous vous donner la main, vous courez et criez ensemble. Le fait de le faire ensemble renforce l’effet libérateur.

– Si vous êtes à l’intérieur et qu’il vaut mieux rester discret, vous pouvez proposer à votre loupiot de crier dans un coussin de toutes ses forces. Il peut ensuite aller secouer son coussin par la fenêtre afin de laisser son cri partir dehors. Vous pouvez même lui dire Au revoir !

– Ou encore rugir comme un lion. Après le lion, il passe à l’éléphant, puis au loup, la vache, le chien et enfin le chat. Le cri et la colère seront donc aller decrescendo petit à petit. A la fin, demandez à votre loupiot s’il a encore des choses à évacuer. Si oui, il recommence là où il pense que son émotion se trouve.

lion qui rugit éléphant qui barrit loup qui hurle la vache qui meugle le chien qui aboie le chat qui miaule

C’est à votre loupiot de décider quand il peut passer à l’animal suivant. Il risque peut-être de s’attarder sur le lion s’il a une grosse colère mais peu importe. L’important c’est qu’il arrive au chat en ayant tout évacuer et retrouver le calme.

 

La 3ème est le temps des gros mots !

le temps des gros mots

Si votre loupiot à tendance à vous mettre des gros mots plein les oreilles, vous pouvez vous autoriser le temps des gros mots pour évacuer toute la colère intérieure.

Cadrez ce temps dans la durée (1 minute au chronomètre suffit)

Il est important de laisser sortir tout ce que nos loupiots ont en eux, même s’il s’agit de mots que l’on n’aime pas entendre. Cela évitera qu’ils s’intensifient par la suite !

Le but est que chacun (en famille, c’est mieux !) dise tous les gros mots qu’il connaît sans s’arrêter, quitte à répéter plusieurs fois les mêmes mots (attention quand même à rester simple et à ne pas enrichir son vocabulaire !!! :))

« La voix est un second visage » – Gérard Bauër

Avec gratitude,

Claire

A demain…

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